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Édito du président : En quête de réponses

L’an dernier, à cette époque, l’Office des professions du Québec adoptait la nouvelle Loi 15, qui modifie notre champ de pratique et nos habitudes professionnelles. Depuis un an, nous vivons dans un tourbillon de changements – en plus de subir les contrecoups de la pandémie qui n’en finit plus de mettre des bâtons dans les roues de nos cliniques, mais ça, c’est une autre histoire.

En dépit de ces interférences, la denturologie continue de progresser et, surtout, de s’adapter. Dans les dernières semaines, mes consoeurs, confrères et collègues de l’Association des denturologistes du Canada et moi avons mis les bouchées doubles afin d’élaborer de nouveaux codes d’actes qui décriront ces changements dans notre pratique. Ces derniers se retrouveront dans le prochain Guide de services de l’ADQ.

Malgré tout, je ne vous cacherai pas que l’application de cette nouvelle législation me laisse parfois perplexe. Pourtant, je me considère comme un denturologiste plutôt informé vu mon statut de président de l’Association… Je n’imagine pas les membres qui doivent se démêler avec tout ça dans le brouhaha du quotidien!

Comme vous le savez, l’assemblée générale annuelle de l’Ordre des denturologistes du Québec (ODQ) se tiendra le 29 octobre prochain à l’hôtel Mortagne de Boucherville (oui, oui, en personne). J’ai déjà confirmé ma présence; j’en profiterai pour poser quelques questions afin de clarifier certains aspects de notre nouvelle loi. En voici quelques exemples :

  1.  Si un patient se présente à mon bureau pour faire refaire la prothèse partielle que je lui ai conçue il y a 8 ans, il peut renoncer à une visite chez le dentiste en cochant la case suivante dans son dossier : « Je n’ai pas subi d’examen par un dentiste en vue de recevoir un service relatif à une prothèse partielle amovible, mais j’ai été informé(e) de l’importance d’un tel examen ». Dans le cas d’une prothèse sur implants, le patient est dans l’obligation de voir un dentiste. Est-ce à dire que l’on considère qu’un implant est plus précieux qu’une dent naturelle?

  2. Si je demande qu’un patient soit vu par un dentiste pour obtenir une ordonnance, est-ce que celui-ci est dans l’obligation de me retourner ce patient après sa consultation? Si oui, quels sont les recours du denturologiste dans le cas où le dentiste ne retournerait pas le patient chez lui?

  3. Suivre l’AEC en implantologie confère-t-il au denturologiste « une miraculeuse vision radiologique » pour s’assurer qu’un pilier est bien assis sur la tête de l’implant sous-gingival?

Si, comme moi, vous avez besoin d’éclaircissements, il serait important de participer en grand nombre à cette rencontre en personne avec votre liste de questions. Votre implication pourra aider l’Ordre à mieux cerner vos besoins.

En attendant cette rencontre, vous avez de quoi vous occuper avec la lecture du Denturo, dont la grille graphique a été remise au goût du jour, après plus d’une décennie à arborer le même look. Ce changement, seuls nos membres pourront le découvrir, puisque Le Denturo est maintenant envoyé seulement aux denturologistes ayant joint notre association. J’espère que vous apprécierez ces nouveautés autant que moi. Bonne lecture!

— Benoit Talbot, Président de l’Association des denturologistes du Québec

Cet éditorial parait dans Le Denturo, édition de l'automne 2021., distribué exclusivement aux membres de l’Association des denturologistes du Québec.
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