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ÉDITORIAL : Assurance médicaments obligatoire : les pendules à l’heure

La hausse de 34 % de la prime d’assurance médicaments obligatoire qui touche tous les denturologistes de moins de 65 ans a fait pas mal jaser sur les groupes Facebook de denturologie ce printemps. J’en ai lu des vertes et des pas mûres au sujet de cette nouvelle et du travail que l’Association fait dans ce dossier.

Je comprends très bien votre frustration. Cela dit, j’aimerais la tempérer un peu en vous expliquant ce qui se cache derrière cette importante augmentation. En premier lieu, il ne faudrait pas oublier que la prime d’assurances médicaments est demeurée au statu quo en 2021 et qu’en 2022, elle a été revue à la hausse de seulement 3 %. En deuxième lieu, l’inflation que l’on connaît est venue jouer les troubles fêtes en faisant grimper de 12 % le coût des médicaments. En troisième lieu, il y a eu beaucoup plus de réclamations en 2022 comparativement aux années précédentes. Certaines de ces réclamations étaient assez importantes, faisant gonfler le coût de la prime générale.

Ceci étant dit, mon équipe et moi sommes conscients que cette augmentation est majeure et a un impact sur le portefeuille de tous les denturologistes du Québec. Nous avons d’ores et déjà entrepris des démarches avec notre courtier d’assurances pour trouver la meilleure offre qui soit en vue du renouvellement de 2024. Je peux vous assurer que l’Association fait tout en son pouvoir pour rendre plus digeste le coût de la prime d’assurance médicaments obligatoire.

Je perçois aussi dans cette hausse drastique un effet colatéral du vieillissement des membres de la profession. Je vous rappelle que l’âge moyen des denturologistes du Québec est de 50 ans.

En avril dernier, j’ai eu la chance d’échanger avec les finissantes et les finissants en denturologie lors d’une soirée que nous avons organisée pour eux au cégep en collaboration avec l’Ordre. J’ai découvert que plusieurs aspirants denturologistes arrivaient dans la profession un peu par hasard, car ils ignoraient qu’elle existait. Notre profession a l’avantage d’être créative, humaine, remplie de beaux défis et lucrative pour qui s’y investit. Peut-être devrions-nous toutes et tous redoubler d’efforts pour attirer davantage de relève en denturologie ce qui aura pour effet de rajeunir notre profession – et peut-être d’alléger le coût de nos assurances? Voilà une piste de réflexion pour la saison estivale.

Départ de Jocelyne Jodoin

Je ne peux passer sous silence le départ à la retraite de notre adjointe administrative, prévu pour la mi-juillet. Jocelyne Jodoin a tenu le fort de l’Association pendant les 21 dernières années! Cette loyauté est une denrée rare de nos jours… Rigoureuse, assidue et toujours souriante, Jocelyne m’a accompagné avec brio et dévouement depuis le début de ma présidence, c’est-à-dire depuis bientôt quinze ans, et je l’en remercie.

Enfin, je vous souhaite de passer un bel été sous le signe du plaisir!

— Benoit Talbot, d.d., président de l’ADQ

 


Le Denturo, été 2023Cet éditorial paraît dans Le Denturo, édition de l'été 2023, distribué exclusivement aux membres de l’Association des denturologistes du Québec.